Fin septembre, le ministère de la santé a organisé les “Assises de la santé mentale et de la psychiatrie ». Le 10 octobre prochain aura lieu “La journée internationale de la santé mentale.”

En France selon les derniers chiffres sur la dépression, les femmes sont 2 fois plus susceptibles de connaître la dépression que les hommes. A l’échelle européenne, ce qui est intéressant c’est que plus on va dans les pays du Nord où la parité est importante, plus le ratio se rapproche de 1 femme pour 1 homme, alors que dans le Sud, on peut aller jusqu’à un ratio de 4 femmes pour 1 homme.*

On pourrait donc penser que les chiffres ne reflètent pas la réalité et que parce qu’ils expriment leurs émotions de façon différente, la dépression peut être plus difficile à identifier chez les hommes. En effet, dans certaines cultures et notamment en France, on perçoit la dépression comme un signe de faiblesse; on pense que les hommes ne pleurent pas et sont capables de contrôler leurs émotions; et que si on a assez de volonté, on peut s’en sortir seul. À cause de ces croyances, beaucoup d’hommes tardent à aller chercher de l’aide.

Plutôt que d’employer les mots « tristesse » ou « dépression », les hommes préfèrent exprimer leur malaise en parlant de fatigue, d’un sentiment de stress ou d’une incapacité à fonctionner comme d’habitude. Parfois, la tristesse est remplacée par de la colère, de l’hostilité, de l’agressivité, de fréquentes sautes d’humeur ou un comportement contrôlant ou abusif envers l’entourage. Certains peuvent même avoir des comportements autodestructeurs (alcool, drogues, conduite automobile dangereuse, relations sexuelles non protégées, etc.).

C’est durant le 1er confinement qu’Antoine, 26 ans, fondateur de la marque de compléments alimentaires Tilyo est confronté à une situation extrêmement stressante: « J’étais en voyage en Colombie juste avant que le confinement ne soit annoncé en France. À l’époque, je travaillais pour une start-up qui se développait très rapidement, j’avais vite évolué dans la société et j’avais déjà de grosses responsabilités pour mon âge. Je me suis retrouvé coincé en Colombie, à devoir travailler avec la France… Entre la pression du travail, les nuits passées à enchaîner les appels et les réunions, la pression des Colombiens qui n’étaient vraiment pas ravis d’avoir un français chez eux qui était susceptible de leur transmettre le virus, l’incertitude de trouver un avion de retour et l’incertitude d’obtenir le visa de ma femme colombienne qui était la raison principale de ce voyage… J’ai commencé à faire des insomnies, à avoir des palpitations, à me sentir très mal. »

« Avec le télétravail à 4 heures du matin (par conséquent le manque de sommeil), l’insécurité, l’incertitude de rentrer en France et surtout l’incertitude de pouvoir rentrer avec ma femme. Je me suis rapidement retrouvé dans une spirale infernale menant tout droit au burnout. Et je me suis vite rendu compte que personne autour de moi, aucun de mes amis surtout masculins ne parlait de stress et surtout que rien de vraiment efficace et naturel n’existait… »

« Ce qui m’a également frappé en tapant « dépression des hommes” sur Google c’est qu’il n’y a que des articles et des études canadiennes ou suisses, presque aucun article français… En France, nous sommes très en retard sur le sujet malheureusement…”

Cette expérience ultra-stressante a changé ma vie puisque j’ai ensuite décidé de quitter mon emploi pour lancer ma propre marque de cures anti-stress. Avec Tilyo, je veux créer un rituel anti-stress élégant et simple mais surtout délier les langues, faire en sorte que tout le monde puisse aborder le sujet du stress simplement: les jeunes comme les moins jeunes, les femmes comme les hommes. Il existe des solutions naturelles pour mieux gérer son stress, c’est pourquoi nous avons développé avec des docteurs en pharmacie des huiles sublinguales aux plantes adaptogènes (des plantes découvertes dans les années 50 par l’URSS qui aident l’organisme à lutter contre le stress). Nos formules ont été pensées pour apaiser différentes personnalités face à des stress très différents (insomnies, pics de stress, crises d’angoisse…)”.

Bien sûr, nos cures ne sont pas des potions magiques, nous conseillons d’abord de consulter un professionnel de santé. Nous travaillons d’ailleurs de plus en plus avec eux (médecins et naturopathes) pour proposer Tilyo avant de prescrire des somnifères et des antidépresseurs…”

À l’occasion de la journée internationale de la santé mentale, Tilyo va reverser 5% de ses ventes à une association qui aide les proches des malades psychiques.

*Source Docteur Maryse Hourtané dans une interview pour Madame Figaro