Aujourd’hui on interviewe Nicolas Morschl, fondateur de Bonsoirs, la marque qui propose des draps 5 étoiles. 

Quel est ton souvenir de sérénité le plus marquant ? Ton souvenir le plus lointain aussi ? 

Ce qui me vient tout de suite à l’esprit c’est juste après la naissance de mon fils, il dormait dans mes bras, et j’ai eu un sentiment de sérénité, je me sentais bien. Les enfants ça peut être stressant mais aussi tellement apaisant. 

Pour le plus lointain, ça serait sur une plage déserte à Goa en Inde à une époque étudiante encore insouciante. 😉 C’était extraordinaire, il n’y avait pratiquement personne, j’écoutais de la musique, je ne pensais à rien, juste je profitais du moment présent et de l’environnement magique. C’est à ce moment là que l’on se dit qu’au final on n’a besoin de pas grand chose pour être bien et serein, jusqu’au moment où le quotidien reprend….

Comment as-tu découvert le stress ?

J’ai toujours été une personnalité assez stressée, donc je dirai depuis que je suis tout petit. Par exemple, réciter une poésie devant la classe, passer des épreuves, des concours ou même le BAC, étaient des moments souvent associés à du stress. Ça s’explique parce que je me mets beaucoup de pression, probablement pour ne  pas me décevoir moi-même ou les personnes qui m’entourent. C’est avec l’âge que j’ai appris à mieux le gérer. Parfois, le stress ressurgit dans mon quotidien professionnel autour de moments où je dois être performant. Peut-être une envie de vouloir « trop » bien faire… Mais j’essaye de relativiser pour faire descendre la pression.

Comment gères-tu ton stress au quotidien ?

Je pense que de temps en temps il faut prendre un tout petit peu de hauteur par rapport à la situation et relativiser. 

Le sport peut être un bon support. J’aime courir pour son côté sas de décompression. Ça permet d’évacuer physiquement et psychologiquement et cela nous fait mieux dormir. Car le sommeil est primordial contre le stress. En résumé, la clé pour bien gérer son stress c’est le sport, le sommeil mais aussi savoir se faire plaisir, voir des ami.e.s, bien manger, sortir etc.

Quels sont tes outils pour mieux gérer ces accélérations ?

Avant je fumais (rire). Mais ça c’était avant ! Et pour être plus sérieux, je pense qu’il faut se poser et prioriser ce qui est important, pour aller à l’essentiel. Faut éviter de s’engouffrer dans pleins de détails mais plutôt prendre de la hauteur et bien s’entourer. Résoudre les urgences et le coup d’accélération est souvent plus simple en équipe.

A ton avis, est-ce possible d’être entrepreneur et d’avoir une vie sereine ?

Oui ! Ce n’est pas facile mais c’est tout à fait possible. Pour moi, une vie sereine c’est une vie dans laquelle on s’épanouit. Je suis entrepreneur depuis 4 ans, j’aime ce que je fais, j’ai une famille, des amis, je m’organise de manière à ce que je puisse prendre des pauses pour les voir, donc je dirais que oui. Bien-sûr, il y a des moments très stressants où le doute s’installe, mais ils sont ponctuels et il faut apprendre à les surmonter. Être entrepreneur c’est un peu comme un marathon. Il faut tenir dans la durée, et avoir un bon équilibre entre vie professionnelle et personnelle. En revanche, notre projet est toujours dans un coin de notre tête et on arrête jamais vraiment d’y penser. Il faut juste apprendre à mieux le gérer avec le temps…

As-tu vécu une expérience stressante qui a changé ton mode de vie ?

Surement le fait d’avoir créé Bonsoirs. Je l’ai fait quand ma fille avait 6 mois, ma vie a complètement changé, d’un point de vue personnel et professionnel, je suis devenu à la fois papa et entrepreneur. On a besoin de mieux s’organiser, on a plus de responsabilités, donc forcément plus de pressions. Mais j’en garde un super souvenir ! C’était une période de création et de nouveauté, super excitante, et surtout un vrai saut dans le vide avec un sacré niveau d’incertitude. Mais la sérénité d’accomplir et de construire une aventure personnelle et professionnelle inoubliable…