Intro – Aujourd’hui, c’est Nina Ramen, la reine du copywriting et fondatrice de La Manufacture du Copywriting, qui répond à nos questions !

 

Quel est ton souvenir de sérénité le plus marquant et le plus lointain, si tu t’en souviens ? 

Je n’ai pas vraiment de souvenirs de sérénité. J’ai toujours le sentiment d’avoir été quelqu’un de relativement stressé. Je pense que j’ai toujours voulu faire plus, faire mieux. Je me sentais un peu nulle au fond de moi et pas à la hauteur. Et c’est donc ce sentiment-là qui me pousse toujours à travailler plus et à surperformer encore plus. C’est ce qui me crée ce sentiment de stress. C’est un peu comme si c’était jamais suffisant, c’est le cas depuis très longtemps. Ça s’est vachement accentué quand je suis entrée dans le monde du travail. Le dernier souvenir que j’ai de sérénité c’est lorsque que j’avais une quinzaine d’année, chez ma tante. J’avais un cadre qui était assez strict, on mangeait à une certaine heure et prenait une douche à une certaine heure. Ça me rassurait car je n’avais pas besoin de décider, ni de choisir. 

 

Comment as-tu découvert le stress ?

Il n’y a pas de moments précis où j’ai découvert le stress. Je pense qu’avec le temps, j’ai commencé à ressentir physiquement que j’avais plus de blocage, j’avais mal au dos, je n’arrivais pas à dormir. Je pense que c’est plus une prise de conscience.

 

Est-ce que tu es d’accord pour raconter un événement qui a changé le cours de ta vie ?

Franchement, il y en a pleins. Mais pour un citer un et le plus important c’est pendant mon parcours professionnel, le jour où j’ai intégré l’Ecole du Recrutement. C’était mon deuxième job et la culture de cette entreprise m’a transformé. Elle m’a fait prendre conscience que l’apprentissage ne s’arrêtait pas aux portes de l’école. Je faisais des études de chimie à la base et finalement je n’aimais pas vraiment ça. J’étais persuadée que parce que j’ai fait des études de chimie, j’étais destinée à faire ça toute ma vie. J’ai compris avec les gens que j’ai rencontrés dans cette école-là, notamment Nicolas Galita, qui est devenu maintenant un très bon ami, que parfois, dans les livres on pouvait apprendre énormément de choses et en regardant des vidéos sur Youtube on pouvait aussi apprendre énormément. Aujourd’hui, mon métier c’est d’être copywriter, c’est l’art de vendre avec les mots, c’est l’art d’écrire pour le business. Aujourd’hui je suis entrepreneuse, j’ai lancé ma boîte, je gagne le double de mon ancien salaire en chiffre d’affaires, simplement avec le métier de copywriter que j’ai appris sur internet. Je pense que ce qui a été un changement a été de comprendre que l’apprentissage pouvait se faire par nous même et c’est aussi un moyen de prendre le pouvoir sur notre vie. Quand tu sais apprendre, tu peux décider où tu vas. Tu n’es plus tributaire de ce que l’on veut t’enseigner car tu sais le faire par toi-même.

 

Depuis cet événement, comment fais-tu pour gérer ton stress au quotidien ?

Pour gérer mon stress au quotidien, j’essaie de prendre des bains, j’essaie de couper toutes les notifications de mon téléphone et je fais du sport. Récemment, j’ai mis en place des créneaux, j’ai mis une réponse automatique sur ma boîte mail en disant que je ne traitais mes mails que le mardi et vendredi après-midi. Le reste du temps, je sais que si je ne réponds pas à un e-mail, ça m’enlève de ma charge mentale.

 

Selon toi, est-il possible d’être entrepreneur et d’avoir une vie sereine ?

J’ai deux parents entrepreneurs et je ne suis pas sûre qu’ils aient une vie sereine. L’entreprenariat c’est rempli de hauts et de bas, parce qu’à des moments tu vas stresser car tu ne fais pas de ventes. Tandis qu’il y a des moments où tu vas faire pleins de vente et c’est un peu l’effet d' »open mean ». Le cerveau reçoit pleins d’énergies positives et crée une espèce d’excitation. En fait, que ce soit dans les hauts comme dans les bas, il y a de grandes amplitudes d’émotions et je ne sais pas si c’est contradictoire avec la sérénité. La sérénité implique d’avoir un niveau d’émotion constant et stable. Pour moi, je ne sais pas si c’est possible, en tout cas je veux bien la recette !